En brandissant brièvement la menace d’une hausse des taxes énergétiques pour trois États américain dont celui de New York, Doug Ford a obtenu le « respect » de Donald Trump et une invitation à la table des négociations à Washington. En quelques semaines, le Premier ministre de l’Ontario est devenu la figure de proue de la résistance canadienne aux droits de douane américains.

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Le Premier ministre de la province de l’Ontario, Doug Ford, lors d’une conférence de presse sur les nouveaux droits de douane américains, à Toronto, le 4 mars 2025. © Nathan Denette, AP
La scène prêterait à sourire si les enjeux n’étaient pas aussi sérieux. Mardi 11 mars, sur la pelouse sud de la Maison Blanche, Donald Trump a tenu une improbable conférence de presse devant sa nouvelle Tesla rouge.
Un spectacle pour les caméras conçu comme un soutien à celui qu’il a chargé de l' »efficacité gouvernementale », Elon Musk – dont l’entreprise connaît de sérieuses turbulences – mais aussi l’occasion d’aborder les sujets brûlants du moment, notamment la guerre commerciale avec le voisin du Nord.
« Il y a un homme très fort au Canada qui a dit qu’il allait imposer une surtaxe sur l’électricité arrivant dans notre pays. Il a appelé et il a dit qu’il n’allait pas le faire, je respecte ça », s’est réjoui Donald Trump.
Cet homme fort, c’est Doug Ford, Premier ministre de l’Ontario, déterminé à faire barrage aux droits de douane de Donald Trump qu’il a qualifiés de « coup de poignard dans le dos ». Fin communicant et homme d’affaires avisé, le conservateur à la tête de la province la plus peuplée du Canada court depuis des semaines les plateaux de télévision américains, se posant en défenseur du peuple, des deux côtés de la frontière.


