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Le Premier Ministre Ousmane SONKO a présidé une réunion interministérielle, ce mardi, qui  a mis en lumière un état civil sénégalais jugé « peu reluisant » avec près de 410 000 élèves sans acte de naissance et des problèmes de fraude et d’accès.

Préoccupé par   ce tableau « peu reluisant », Ousmane SONKO n’a pas mâché ses mots face à l’absence de synergie entre les acteurs étatiques et non étatiques, au fardeau financier que représentent les jugements et audiences foraines pour les populations, et aux difficultés d’accès aux services d’état civil, caractérisés par des locaux souvent inadaptés, que ce soit à l’intérieur du pays ou pour la diaspora sénégalaise.

«L’absence de notification systématique des naissances et des décès, couplée à un manque criant d’interopérabilité entre les ministères de la Famille et de la Santé », a également été pointée du doigt comme un frein majeur à la fiabilité du système.

Plus inquiétant encore, le fléau de la fraude documentaire a été mis en lumière, avec près de « 2% des demandes de cartes nationales d’identité rejetées en 2024 pour cause de présentation de faux extraits de naissance ».

 Cette situation est exacerbée par une pénurie de personnel qualifié et correctement rémunéré au sein des Centres d’état civil, ainsi que par des taux d’enregistrement des mariages et décès particulièrement faibles dans des régions comme Kolda, Sédhiou et Kaffrine.

Face à cette accumulation de défis, le Premier Ministre Ousmane SONKO a pris la mesure de l’urgence et a impulsé une série de décisions et d’instructions fermes, articulées autour de la mise en œuvre rigoureuse de la Stratégie nationale de l’état civil et du programme NEKKAL.

Ousmane SONKO a annoncé des mesures fortes, notamment l’étude de la gratuité des actes, l’accélération de la digitalisation, le renforcement du rôle des maires, et un plan de régularisation massif (2025-2026).

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