‘’Tâtonnement, amateurisme, coups de force, souffrance des populations rien de plus’’. C’est ainsi que Mamadou Lamine Mané, le secrétaire général communal du Parti démocratique Sénégalais (PDS) qualifie le bilan de l’an 1 des Patriotes au Pouvoir.Selon ce dernier, le pastef a tenté d’apporter sa touche mais toutes les actions menées n’ont pas donné les résultats auxquels les Sénégalais s’attendaient. Le grand espoir naît de l’alternance a vraiment accouché d’une souris, a-t-il martelé.Au plan économique, explique-t-il, l’exercice du gouvernement tendant à discréditer le régime sortant a plongé le pays dans un marasme économique profond avec la fuite des investisseurs et une capacité plus amoindrie de l’Etat du Sénégal de mobiliser des ressources financières extérieures. Aujourd’hui, se désole le SG communal des libéraux, la note du Sénégal a été dégradée par les agences de notation repoussant ainsi tous les investisseurs.Au plan social, poursuit-il, au lieu de créer des emplois, on dissout des institutions, on envoie des détenteurs de contrats à durée indéterminée, on supprime des postes sans motif valable sous prétexte de vouloir économiser à la suite de soi-disant audit sur le personnel. Au même moment, renchérit Mamadou Lamine Mané, on augmente les budgets de l’Assemblée Nationale, de la Primature et de la Présidence on renvoie à gauche et on recrute à droite ce qui, à son avis approfondit la fracture sociale avec l’augmentation exponentielle des produits de consommation courante tels que le riz et le lait. Me coordonnateur communal du PDS se dit également chagriné par l’image dégradante du Sénégal au niveau international. Il évoque la perte de la direction de certaines institutions dont la FIFA et la CEDEAO ne nourrissant aucun espoir pour Amadou Hott qui aspire à diriger la BAD parce que, dit-il, au plan diplomatique, le Sénégal est de plus en plus isolé.Bref, conclut-il, «le nouveau régime a des ambitions mais la feuille de route n’est pas claire. Le référentiel 2050, selon certains économistes, n’est qu’une retouche du PSE sans oublier le recul démocratique avec cette justice des vainqueurs qui s’abat sur celle des vaincus.Pour Cheikh Tidiane Diédhiou de Pastef, tous les signaux sont au vert avec l’espoir provoqué par le slogan Jub Jubal Jubanti. « La lutte contre la corruption, la reddition des comptes, l’assainissement des finances publiques, les projets relancés ouvrent des perspectives heureuses pour le Sénégal. A ces acquis, s’ajoutent, selon toujours le pastéfien, l’apaisement du climat social, le règlement définitif des problèmes du monde paysan avec l’apurement de la dette de 52 milliards, la mise à disposition d’intrants de qualité et en quantité suffisante et le redressement progressif de l’économie national.De l’avis de la société civile, des efforts réels sont en train d’être faits notamment en termes de respect des droits des citoyens. Mais il reste beaucoup à faire surtout dans la procédure pénale, avance le colonel Sankoung Sané, du collectif des organisations de la société civile. Il a d’ailleurs salué l’idée d’Amadou Ba qui suggérait le détachement du parquet de la justice.


