Hausse du prix du riz parfumé : Zoom sur un problème particulier

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Depuis la semaine passée, le Sénégal connait une hausse du prix du riz parfumé. Les commerçants ont délibérément décidé d’augmenter le prix de cette prisée denrée.  De 16.500 Fcfa, le prix du riz périmé à grimper jusqu’à 20.000 Fcfa. Cette situation ne laisse pas les ménages indifférents. Pendant que les commerçants essaient de se justifier, les consommateurs crient au scandale. De son côté, par la voix du directeur  régional du commerce, l’Etat promet un retour à la normale.

Le panier de la ménagère souffre, ces jours-ci. Le prix du sac de riz parfumé passe de 16500 Fcfa à 20000Fcfa. Un constat fait dans plusieurs localités de la capitale du Sénégal. Si certains pensent que la hausse est due à la rareté du produit, d’autres évoquent le problème de trésorerie de la part du gouvernement. Une hausse qui, pour certains, était prévisible.  « Cette hausse ne nous surprend guère. Vu les tensions financières que traverse le pays présentement, c’était prévisible », a laissé entendre une ménagère. Aussi, appelle-t-elle, le gouvernement à rétablir l’ancien prix. « Cette hausse ne nous arrange pas, puisque le riz parfumé est le plus sollicité par les consommateurs », a-t-elle conclu.

Pour le directeur  régional du commerce, Oumar Diallo,  « cette hausse est due à l’épuisement du stock ». Il ajoute que  » le Sénégal a deux grands distributeurs de riz parfumé et les stocks qui étaient en leur possession sont épuisés. Ce qui a fait qu’il n’y a plus beaucoup de riz parfumé sur le marché « . Il estime aussi que la vente du riz parfumé est libre. Les prix varient selon les commerçants.

Au niveau des boutiquiers, c’est la pagaille générale. Chacun fixe son prix selon son bon vouloir. De 16500f pour le sac de 50kg, certains sont passés à 18.000f tandis que d’autres ont atteint la barre des 20.000f.  Du marché de la Gueule tapée à celle de l’unité 14 des Parcelles assainies, le constat est le même. Le marché du riz parfumé ne semble donc pas régularisé. Cependant, le directeur régional du commerce a assuré que la situation reviendra à la normale dans 48 heures.

Mais jusqu’à présent ça reste inchangée. Les commerçants continuent à vendre le sac de 50 kilos à des prix variant entre 18000Fcfa et 20000Fcfa. Détaillants et grossistes n’ont pas pris en compte la déclaration du directeur régional du commerce.

Trouvé dans son lieu de commerce, M. S. BA donne son avis sur la situation : « cette hausse ne doit surprendre personne. A chaque veille des élections présidentielles, le secteur du commerce adopte cette pratique. En ce moment là, le commerce est aux dépends des acteurs. Les commerçants fixent les prix de certaines denrées alimentaires », a expliqué le jeune boutiquier. « En ce moment,  les hommes politiques ne s’occupent pas du secteur du commerce. Ils sont détournés par les élections présidentielles », se désole M. S. BA.

Même ceux qui avaient acheté le produit avant cette semaine de hausse ont augmenté le prix. Et pourtant les commerçants n’ont pas d’autres explications à donner que celui de la rareté du produit. Une augmentation du prix qui part des grossistes et atterrit chez les détaillants.

De leur côté, les consommateurs se plaignent et appellent l’Etat à prendre ses responsabilités. « Cette hausse n’est pas normale. Nous sommes contre toute hausse d’où qu’elle vienne », a déclaré Momar Ndao, président de l’Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN). Pour lui, « il faut que l’Etat arrive à réguler le prix du riz parfumé qui était considéré comme produit de luxe. Mais qui aujourd’hui est consommé par toutes les couches ».

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