TROMPETTE INFRASTRUCTURELLE, DISETTE DÉMOCRATIQUE

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CHRONIQUE de Pape DIAKHATE

2019, nous y voilà. Une pensée et des prières à tous ceux qui aspiraient être du rendez-vous, mais qui ne sont plus là. Une opportunité aussi à un retour sur nous-mêmes sénégalais, pour une compréhension effective des enjeux du moment. Depuis quelques mois déjà, une date n’a arrêté de clignoter au-dessus de nos têtes. Le 24 février est bien parti pour marquer un tournant important de notre histoire.
Le spectacle offert, vu de l’animation de l’espace public, procède d’un Sénégal qui tangue entre deux eaux, entre volonté parfois agressive de perpétuation d’un statut-quo et sursaut salvateur
D’un côté, il y a le camp de ceux qui gèrent, et ont commencé à dérouler une grande offensive de communication. Les sorties du Président le 31 décembre, ainsi que les inaugurations annoncées sans tenir compte de la période de pré campagne interdisant la diffusion de toute propagande pour un candidat, en sont un avant-goût prononcé.
Les communicateurs traditionnels aussi, à travers leur réseau, se préparent à porter la parole de la réélection. Et d’autres segments certainement, à l’instar des maires réunis le 2 janvier au Centre Abdou Diouf de Diamniadio, qui vont porter le discours des réalisations et des promesses du second mandat.
En face, il y’a le Sénégal qui ne se reconnait pas dans la Gouvernance du Président Sall. Et qui se décline à travers les oppositions politiques et citoyennes. En attendant que la poussière se tasse autour du contrôle des parrainages, tout indique que la présidentielle annoncée est partie pour être la plus controversée de notre histoire. Si on en est arrivé là, c’est parce que les tenants du pouvoir veulent faire comme si le Sénégal a commencé avec eux. Ils feignent d’ignorer que ce pays a été la vitrine démocratique de tout un continent. En rompant sciemment avec la tradition de dialogue et de consensus, ils se sont mis à user de la force en tout pour arriver à leurs fins.
N’est ce pas le genre de situation qui peut dégénérer et faire basculer dans une situation de non paix ? Quoiqu’il puisse advenir alors, les responsabilités des uns et des autres pourront être clairement établies.
Notre pays est arrivé à un tournant où ses enfants doivent le porter dans leur coeur, c’est à dire de manière profonde et non superficielle. Et toutes les réalisations du monde jamais ne pourront supplanter cet impératif de patriotisme, seul fondement valable d’un développement pérenne. C’est pour cela que les uns et les autres sont appelés à se ressaisir car le Sénégal est beaucoup trop important relativement a toutes leurs petites personnes et égos réunis.

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