Concilier diabète et ramadan est possible pour les diabétiques, à condition d’adapter son alimentation et son traitement aux contraintes dues à cette période d’abstinence, du lever au coucher du soleil.

Une personne souffrant de diabète doit avoir conscience que faire le ramadan présente des risques pour sa santé liés au jeûne et au bouleversement du rythme et du contenu de l’alimentation. C’est pourquoi il est important de consulter l’avis d’un médecin spécialisé dans le diabète avant le début du ramadan. A noter que celui-ci est contre-indiqué en cas de diabète déséquilibré traité par insuline.

Ramadan et diabète, quels sont les risques ?

Dans la journée, le principal risque est de faire une hypoglycémie, « si le patient n’a pas pris soin de faire adapter son traitement en concertation avec son médecin », explique dans un entretien à l’Association française des diabétiques (AFD) le Dr Laurence Vittaz, chef de service endocrinologie, diabétologie et maladies Métaboliques au Centre Hospitalier Intercommunal Robert Ballanger, à Aulnay-Sous-Bois.

A l’inverse, au coucher du soleil, l’éventuel excès de calories augmente le risque d’hyperglycémie, qui se traduit parune soif intense et des urines particulièrement abondantes pouvant aller jusqu’à la déshydratation.

Ramadan et diabète : les règles d’or

On surveille régulièrement son taux de glycémie : on fait deux glycémies capillaires pendant le jeûne. On en fait une aussi avant chaque repas : une avant le repas « Al Ftour » après le coucher du soleil; une avant le repas « Al Ichaa » qui suit de quelques heures « Al Ftour », et une avant le « S’hour » avant le lever du soleil, conseille Fatima Oulhadj, diététicienne à Bagnolet. Si votre glycémie est inférieure à 0,70 g/l, pensez à rompre le jeûne.

Côté alimentation, on a tendance à manger trop gras et trop sucré pendant la période du ramadan tandis qu’on sacrifie les sources de fibres présentes dans les fruits et légumes frais. La solution ? Dites oui aux dattes, au pain et aux soupes de Chorba, Harira ou de Tchicha. On met en revanche le holà sur les pâtisseries orientales comme les makroud, les Zlabia, et les viennoiseries. Exit aussi les fruits oléagineux type cacahuètes, pistaches, et les sodas. L’essentiel est d’avoir une alimentation équilibrée répartie sur deux ou trois repas » pendant la rupture du jeûne.

Merci à l’AFD,Fatima Oulhadj, diététicienne, et au Dr Laurence Vittaz, chef de service endocrinologie, diabétologie et maladies Métaboliques au Centre Hospitalier Intercommunal Robert Ballanger, à Aulnay-Sous-Bois.
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