Le refus de Wade de participer au dialogue politique initié par le président Macky Sall aurait foutu la « merde » au Parti Démocratique Sénégalais (PDS).

Tout à fait partant dans le cadre du Front démocratique et social de résistance nationale (Frn), le président Wade fait volte-face au dernier moment. Il rejette catégoriquement le dialogue politique.

Le dialogue politique

Au lendemain de la présidentielle, Macky Sall réélu au 1er tour lance un appel au dialogue social et politique pour « évaluer la présidentielle », « discuter du fichier électoral » et d’un possible report des élections locales prévues en décembre prochain.

Le PDS, le FRN et le Dialogue politique

Le dimanche 14 avril, El Hadj Amadou Sall, le porte-parole du PDS et chargé du pôle communication dudit parti, annonce dans l’émission Grand Jury sur la Rfm, que les libéraux sont prêts à se mettre à la même table que Macky dans le cadre du FRN.

Les 4 mousquetaires de la présidentielle Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang de leur côté, ne disent pas non au Dialogue politique de Macky et se conforment aussi à la proposition du Front démocratique et social de résistance nationale (Frn).

Les conditions du FRN

Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn) se dit prêt à dialoguer sans la supervision du  ministre de l’Intérieur et propose la mise en place d’une commission paritaire indépendante des formations politiques, dirigée par des personnalités indépendantes choisies d’un commun accord.

Wade change tout et se barricade

Le 09 mai, Wade signe un communiqué et pose de nouvelles conditions pour la participation du PDS au Dialogue : « Le PDS rappelle également que sa participation au dialogue politique est conditionnée par la libération immédiate de Khalifa SALL et par la révision du procès de Karim WADE »…

Wade s’éloigne du dialogue et du FRN

Les libéraux cherchent à comprendre d’où vient cette décision subite de Wade. Certains y voient la main d’un clan au sein du PDS. Cheikh Tidiane Seck, le président des cadres libéraux déclare publiquement ce qui suit : « Le PDS est asphyxié par le lobbying et le clanisme ». Le porte-parole du Parti El Hadj Amadou Sall est muet. Le Secrétaire général adjoint du Parti Oumar Sarr se fait rare. D’autres voient la main de Karim Wade qui veut se mettre au cœur du dialogue. Selon certaines sources, c’est Karim qui gère le PDS depuis le Qatar et s’oppose à toutes les décisions consensuelles de son père. Son radicalisme a isolé le PDS de l’opposition et créé un profond malaise au PDS.

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