Lorsqu’on parle de droits d’auteur et de droits voisins, en rapport à la Sodav (l’entité ayant remplacé le Bsda), nombreux sont les Sénégalais qui pensent aux musiciens. Pourtant, si Youssou Ndour, Thione Seck, Baaba Maal et surtout les jeunes chanteurs ne font pas attention, ils se feront détrôner, à la Sodav, par les chanteurs religieux.

Ces derniers, selon Ngoné Ndour, Pca de la Sodav, ne cessent de monter en puissance, grâce à l’économie numérique de la musique. Ils encaissent désormais des sommes importantes, dans la plus grande discrétion. Voici les explications de Ngoné Ndour tirées d’une interview avec « Seneweb ».

« Cela a eu beaucoup de succès, depuis que le numérique remplace progressivement l’analogie. Les chanteurs religieux sont très forts là-dessus et tout le monde peut témoigner que quand on appelle une personne, on entend de la musique derrière et les abonnements sont très souvent dictés par les appartenances confrériques.

« En matière de répartition, les droits de reproduction mécanique (Drm) que sont les droits qui sont issus de la duplication de Cd ou de cassettes, ont chuté. La preuve, de 2009 à 2018, cela pouvait être à 13 millions ou 20 millions de F Cfa. Et en 2019, le Drm peut représenter entre 1 et 4 millions de F Cfa. C’est vérifiable ! Mieux, en matière d’organisation de spectacles vivants (concerts ou grandes soirées), il y a 2 ou 3 ans, c’était beaucoup plus fréquent.

« Du coup, on peut dire que l’économie de la culture a rapidement changé et les artistes avertis qui ont compris et qui ont accompagné le numérique jusque-là perçoivent leur argent. Parce qu’on entend, lors des appels, d’autres sons que les religieux. Peut-être qu’au départ, ils se sont rapprochés de moi ou que les sociétés de téléphonie se sont rapprochées d’eux pour mettre à disposition leurs chansons. C’est un support virtuel, c’est le téléchargement, le streaming ».

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